Une décision de justice en faveur des livreurs italiens

En Italie, les livreurs sont payés en fonction de leur rendement. Ce que le parquet de Milan ne trouve pas régulier et estiment que les contrats ne correspondent pas aux services fournis.

Vous trouverez à travers cet article les exigences formulées par la justice italienne envers certaines grandes plateformes de livraison.

Un salaire fixe

Les livreurs sont pour la plupart du temps des personnes en situation irrégulière, les citoyens étrangers qui sont supposés sans avenir en Italie selon le procureur Francesco Gréco.

La décision de justice concerne quelques 60.000 livreurs travaillant pour les plateformes comme Uber Eats ou Deliveroo stipulant qu'ils ne sont pas des autoentrepreneurs.

Le paquet de Milan estime que le contrat entre les livreurs et leurs employeurs doit être modifié pour favoriser les livreurs qui ne seront plus désormais rémunérés en fonction du nombre de livraisons, mais devront recevoir un salaire fixe.

La grande majorité des livreurs bénéficieraient de contrat de travail autonome et occasionnel ce qui ne correspond pas à la réalité des conditions de vie de ces livreurs.

D'après l'enquête de l'institution de justice ayant débuté en juillet 2019 après l'enregistrement de multiples accidents de circulation, ces livreurs ne sont pas considérés comme travailleurs autonomes ou occasionnels.

Les plateformes de livraisons écopent d'une sanction financière

Suite aux révélations de l'enquête, le parquet a décidé appliquer une sanction économique aux employeurs concernés.

Ainsi, ces sociétés devront payer une amende de 730 millions d'euros pour les infractions et payer les contributions pouvant aller à des centaines de millions pour la période de travail des livreurs.

De plus les plateformes concernées comme Foodinho-Glovo, Just Eats Italy, Doliveroo Italy et Uber Eats disposent d'un ultimatum de 90 jours pour régulariser la situation des livreurs qui ont travaillé dans ces sociétés du 1er janvier au 2017 au 30 octobre 2020.

Face aux exigences de la justice italienne, certaines plateformes marquent déjà leur bonne foi, comme Uber Eats Italy qui a affirmé à l'AFP avoir mis en œuvre depuis les derniers mois des dispositions pour assurer la protection des livreurs et de bonnes conditions de travail.